“Jean-Marc Pinson par Jean-Marc Pinson” (juillet 2013) [ Estive ]

L'origine

Peintre autodidacte comme on dit. J'ai bidouillé, barbouillé, peinturluré. En fait, je ne suis pas très manuel. Un jour, en peignant un radiateur (pas pour une installation dans une galerie parisienne mais il était temps de le repeindre, c'est tout), j'ai surtout peint le journal (le supplément Emploi du samedi de Ouest-France) qui était en-dessous. J'ai trouvé ça pas mal et j'ai laissé tomber le radiateur.

La peinture

J'utilise la peinture destinée à recouvrir portes, fenêtres, murs. Acrylique et glycéro. Pour des raisons pratiques mais cela permet aussi de désacraliser le geste de peindre. Les outils pour étaler cette peinture sont des outils d'artisans, de la taloche au riflard mais aussi parfois des baguettes en bois destinées aux brochettes de boeuf ou de Saint-Jacques. Bien entendu, je ne trempe pas la viande ou la noix dans la peinture. Use parfois du brou et du goudron bitumeux. Je ne m'interdis pas, un jour, de peindre avec des pinceaux en poils de martre du Mexique ou de loutre de Birmanie. Quand je serai en retraite, peut-être.

Le peintre

J'ai 46 ans, marié, deux enfants, vit et travaille à Quimper. Je suis journaliste pour gagner ma vie et peintre amateur pour ne pas la perdre. Je peins une heure chaque matin comme certains font du footing. Dans mon (petit) atelier je n'ai ni électricité ni de quoi m'asseoir car je pense que je serai tenté de prendre un bon bouquin et de piquer du nez.

Le support

Papier, carton, bois, toile, plastique et verres de cantines. J'ai à peu près tout essayé. Des chaussures aussi, mais ce n'était pas fait exprès.

L'influence I

Bon, un peu de sérieux. Je suis tiraillé (un écrivain, dirait « écartelé », c'est plus douloureux) entre l'Ouest et l'Est. L'Ouest Armoricain. Celui de la Bretagne et surtout de ce Finistère (Nord comme Sud), ses paysages marins et terrestres. Et puis l'Ouest Américain, son action painting, remember Jackson Pollock. L'Est ? C'est aussi celui du geste, plus posé, réfléchi, de la calligraphie asiatique, de l'Unique trait de pinceau, du Tao et du ki. Du cri silencieux et du souffle arque-bouté.

L'influence II

Non ce n'est pas le nom de mon bateau. J'ai scindé en deux morceaux mes influences car je suis très influençable. En 2010, l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll m'a impressionné. Du coup j'ai commis quelques toiles éruptives dirait un critique d'art. Avec dans un coin de ma mémoire, les fameuses vues du Mont Fuji de Hokusai. La musique aussi m'influence beaucoup, je peins en écoutant la radio, toutes sortes de stations bien que j'avoue avoir un peu de mal avec Radio Classique. Aussi quand j'entends Manu Chao philosopher en disant que le vent vient et s'en va, ça me marque et je l'imprime sur une toile : El viento viene, el viento se va.

Le chemin

Encore le Tao. Il paraît que sur le frontispice d'une chapelle sur le chemin de Compostelle il est gravé dans le bois : No hay camino hay que caminar. Il n'y a pas de chemin, il suffit de marcher. Ou, c'est en marchant que l'on trace sa route. J'aime bien, c'est ma devise. Je peins ainsi, au fil de coulures de la peinture, sans croquis, en fonction de l'humeur du moment.

Expos

  • Février 2007, expo individuelle à la Galerie Rouge, Pont-l'Abbé. 29.
  • Décembre 2007, expo collective Galerie Rouge, Pont-l'Abbé.
  • Mai 2010. Expo de 100 verres Duralex au château de Saran, 41.
  • Décembre 2012. Expo chez Etienne Huck, au Légué, 22.
  • Juillet 2013 cette expo à la galerie l'Estive en Kerfons à Ploubezre, 22.
Jean-Marc-Pinson
[ Estive ]

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